Note 1. Nous, Français de l'Etranger idéalistes et amoureux
Nous, Français de l’Etranger, idéalistes et amoureux d’une image romantique et parfois idéalisée de la France, savons que notre pays a la chance de bénéficier du service de diplomates et de fonctionnaires de haut niveau, dévoués et compétents. L’Etat sait qu’il peut s’appuyer sans faiblesse sur ses serviteurs et sur leur professionnalisme.
Mais, comme tous les Français, ceux de l’étranger doivent savoir aussi qu’ils sont écoutés comme personnes et comme citoyens. Ils doivent être certains qu’ils ont leur place au sein de la Nation. Ce que les services consulaires ne peuvent faire, parce qu’il leur appartient de se conformer au droit en vigueur et à la neutralité du service public, les Conseillers élus à l’AFE et les Sénateurs des Français de l’étranger ont, eux, pour mission de l’accomplir: répercuter au meilleur niveau les angoisses, les attentes et les suggestions des Français expatriés. Voilà notre feuille de route ! Elle doit nous guider, avec le souci de faire toujours plus, notamment pour nos concitoyens les plus fragiles, pour ceux dont les conditions de vie dépendent étroitement d’une retraite ou d’un revenu dans leur pays de résidence.
Cette exigence sociale, je m’y suis lancé avec beaucoup de force, car je crois véritablement qu’à l’inverse de ce qui se passe dans l’hexagone, l’Etat français à l’étranger n’a rien d’un Etat providence pour ses ressortissants.
Mais, je ne crois pas à l’action désincarnée. Je crois à l’action militante et à la force de l’exemple pour convaincre de la valeur de nos idées. La politique est donc indissociable de l’activité associative que je mène et du mandat que j’exerce. Elle est le fil conducteur de mon action
Note 2 . Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, á l'occasion de la conférence des Ambassadeurs.
Palais de l'Élysée, Paris, le 27 août 2007
Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale,
Monsieur le Ministre des Affaires étrangères et européennes,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Le débat international n'est pas abstrait ou lointain: les menaces d'aujourd'hui -terrorisme, prolifération, criminalité- ignorent les frontières ; les évolutions de l'environnement et de l'économie mondiale affectent nos vies quotidiennes ; les droits de l'homme sont bafoués sous nos yeux. Guidée par nos valeurs, notre politique étrangère doit s'appuyer sur une vision claire du monde et des intérêts que nous défendons. A travers elle, c'est notre identité en tant que nation que nous exprimons. Or, les Français jettent sur l'état du monde, le rôle de l'Europe et la place de la France un regard inquiet. Ils avaient accueilli avec espoir la chute du mur de Berlin et l'effondrement de l'ordre injuste de Yalta ; les progrès des droits de l'Homme et de la démocratie ; les promesses d'une globalisation qui, depuis 1990, a permis de multiplier par deux le PIB mondial et d'augmenter de 50% le niveau de vie moyen.
Ils constatent aujourd'hui qu'à la différence des années qui ont suivi la seconde guerre mondiale, les dirigeants de ces vingt dernières années n'ont pas réussi à créer un nouvel ordre planétaire, ni même à adapter efficacement le précédent. Si l'on excepte les rares moments d'unité de la première guerre du Golfe ou du 11 septembre 2001, c'est un sentiment, général et justifié, de division et de perte de contrôle qui domine, dans un monde à la fois global et émietté, fait d'interdépendances non maîtrisées.
Alors que les Etats restent au cœur du système international, leur capacité d'action se trouve désormais confrontée à la puissance des acteurs économiques, des médias ou, pour le pire, des réseaux criminels et terroristes ; confrontée aussi aux risques de ce début de XXIe siècle : des flux migratoires de moins en moins maîtrisés ; un bouleversement des équilibres économiques mondiaux qui accroît la méfiance à l'égard de la globalisation à mesure que les délocalisations gagnent, de proche en proche, tous les secteurs d'activité ; ou encore des crises financières, comme celle que nous venons d'essuyer et qui pourraient se reproduire si les dirigeants des grands pays ne choisissaient pas de mener une action résolue et concertée en faveur de la transparence et de la régulation des marchés internationaux.
Note 3. Je vais vous citer deux phrases d’un discours de Maurice DRUON, secrétaire perpétuel de l’Académie Française qui illustrent ce propos et qui sont mes lignes politiques:
Je vais vous citer deux phrases d’un discours de Maurice DRUON, secrétaire perpétuel de l’Académie Française qui illustrent ce propos et qui sont mes lignes politiques:
« La France ne saurait conserver son rang de grande puissance, et mener une politique mondiale, que si elle continue de disposer d’une dissuasion militaire planétaire et de la maîtrise d’une langue universelle. »
Il disait plus loin, « Le devoir premier demeure donc l’enseignement. C’est la priorité des priorités. A quoi bon exporter des troupes de théâtre s’il n’y a pas de public pour les comprendre ?L’enseignement, l’enseignement, partout, et à tous les niveaux. Ouvrons, soutenons des écoles primaires enseignant en français ou le français ; ne fermons aucune classe dans les lycées français créons plutôt de nouveaux collèges et lycées francophones ou mixtes ; ouvrons largement les portes des universités de France, … distribuons largement des bourses, intensifions les échanges de professeurs et de chercheurs. Voilà ce qui assurera la vitalité de la communauté francophone, et le reste viendra de surcroît. »
Notes No. 1
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